Le Plan d'action : Ce que nous ferons d'ici à 2010

3. Intensifier les programmes de prévention

Justification

Le VIH est d'abord et avant tout une maladie évitable. Les communautés les plus vulnérables au VIH ont besoin de programmes ciblés, fondés sur des stratégies de prévention qui tiennent compte de la culture et du genre, et qui sont adaptés à l'âge des bénéficiaires. Elles ont également besoin de nouveaux outils de prévention qui amélioreront sensiblement leur capacité à se protéger, tels que les vaccins préventifs et les microbicides. Il y a un lien direct entre l'intensification de la prévention et la consolidation du diagnostic, des soins, des traitements et du soutien. Les personnes qui ne connaissent pas encore leur infection seront en mesure d'accéder aux services dont elles ont besoin et de contribuer davantage à la diminution des infections éventuelles.

Les gais

Les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH) (y compris les gais et les bisexuels) forment toujours le groupe le plus touché par le VIH/sida. En 2002, ils représentaient 58 p. cent des 56 000 personnes séropositives et 40 p. cent de toutes les nouvelles infections (une augmentation par rapport au taux de 38 p. cent de nouvelles infections en 1999). Au cours des dernières années, il y a également eu un accroissement du nombre d'HARSAH qui ont contracté d'autres infections transmises sexuellement telles que la syphilis. Ces tendances indiquent que les gais ont des comportements sexuels plus risqués.

Ressources

Les conclusions de deux récentes études portant sur les comportements sexuels et les attitudes chez les gais et les bisexuels démontrent bien qu'il faut faire plus d'efforts de prévention : 53 , 54

  • une proportion importante des gais sous-estiment ou ignorent les risques rattachés à leur séropositivité : 27 p. cent des hommes séropositifs (selon un test de salive) n'étaient pas au courant de leur infection;
  •  plus d'hommes (25 p. cent selon l'une des études) ont des relations sexuelles non protégées avec des partenaires mâles occasionnels, et la proportion de gais ayant des relations sexuelles anales non protégées, une activité sexuelle à risque élevé, a presque doublé au cours de la dernière décennie;
  •  beaucoup d'hommes délaissent le sexe sécuritaires pour obtenir un partenaire qu'ils désirent, pour se sentir eux-mêmes désirés ou lorsque leur jugement est faussé par l'alcool ou les drogues;
  • la dépression rend les hommes plus vulnérables aux relations sexuelles non protégées;
  •  45 p. cent des gais dans l'une des études disent ne jamais divulguer leur état sérologique (positif ou négatif) à des partenaires occasionnels;
  •  les suppositions que font les gais sur l'état de leurs partenaires sexuels pourraient les mettre en danger. Par exemple, plusieurs hommes séronégatifs assument qu'un partenaire qui ne demande pas d'utiliser un condom est lui aussi séronégatif alors que plusieurs hommes séropositifs assument que les partenaires qui acceptent d'avoir des relations sexuelles non protégées sont séropositifs;
  •  bien que la plupart des hommes adoptent des pratiques sexuelles sans risque et utilisent le condom, une proportion importante rapporte que le condom est une source de difficultés érectiles, de fuites et de bris;
  • les gais sont généralement bien informés; pour être efficaces, les initiatives de prévention devraient reconnaître cette base de connaissances et en tirer parti.
Comment fais-tu pour savoir?

Comment fais-tu pour savoir?
Une campagne de prévention ciblant les gais

Des organismes communautaires de lutte contre le sida à Vancouver, Calgary, Winnipeg, Toronto, Montréal et Halifax participent à une campagne de prévention ciblant les gais et les bisexuels, laquelle est financée par Santé Canada et les gouvernements provinciaux. L'objectif de la campagne est de réduire les relations sexuelles anales non protégées dans les situations où les gais ne connaissent pas l'état sérologique de leur partenaire sexuel. La campagne incite les gais à examiner les stratégies qu'ils utilisent pour évaluer les risques et remettre en question les suppositions qu'ils font au sujet de leurs partenaires sexuels.

La campagne, qui a été d'abord conçue à San Francisco et adaptée pour le Canada, constitue un exemple d'adaptation d'autres initiatives et de collaboration pancanadienne.

Parmi les gais et les bisexuels, certains groupes semblent être plus à risque, comme les jeunes gais qui assument que le VIH est un problème de « vieux » ou qui sont vulnérables en raison de la pauvreté, de l'itinérance ou d'un rapport de force dans leurs relations; les gais qui viennent tout juste de « sortir du placard » et qui peuvent ne pas avoir autant de connaissances; les hommes issus de cultures où il existe une grande discrimination à l'endroit des homosexuels; et les gais plus âgés qui, en raison de la grande importance accordée à l'attrait physique dans la culture gaie, sont disposés à prendre plus de risques pour avoir une relation sexuelle.55 Selon les gais plus âgés qui ont participé à un groupe de consultation pour élaborer ce Plan d'action, l'utilisation croissante du Viagra et les attentes sexuelles de plus en plus élevées sont également des facteurs qui influencent les relations sexuelles non protégées.56

Les conclusions de cette recherche servent de base à des stratégies de prévention qui suscitent des discussions dans la communauté sur la façon d'interpréter les messages de risque, de négocier le sexe sécuritaire et de gérer les relations.

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Les personnes qui utilisent des drogues injectables

Le Canada compte entre 75 000 et 125 000 personnes qui s'injectent des drogues telles que l'héroïne, la cocaïne ou les amphétamines.57 Bien que la majorité des personnes qui utilisent des drogues injectables vivent dans de grands centres urbains tels que Toronto, Vancouver et Montréal, l'utilisation des drogues injectables a également été rapportée dans plusieurs villes et municipalités moins importantes et dans des communautés rurales. Les personnes qui s'injectent des drogues sont très exposées à des problèmes de santé associés à leur consommation de drogues, notamment aux surdoses et aux infections. Lorsqu'elles partagent des seringues pour s'injecter des drogues, les risques de contracter le VIH et l'hépatite C sont extrêmement élevés. La proportion de personnes qui utilisent des drogues injectables qui rapportent partager des seringues varie considérablement, mais elle est extrêmement élevée dans plusieurs communautés : 76 p. cent à Montréal (Bruneau et al., 1997), 69 p. cent à Vancouver (Strathdee et al., 1997), 64 p. cent dans une communauté semi-rurale de la Nouvelle-Écosse (Stratton et al., 1997), 54 p. cent dans la ville de Québec (Bélanger et al., 1996) et à Calgary (Elnitsky et Abernathy, 1993), 46 p. cent à Toronto (Myers et al., 1995) et 37 p. cent à Hamilton-Wentworth (DeVillaer et Smyth, 1994).58

Les personnes qui utilisent des drogues comptaient pour environ 20 p. cent des personnes séropositives au Canada et pour 30 p. cent des nouvelles infections en 2002. Cette année-là, entre 800 et 1 600 personnes qui utilisent des drogues sont devenus séropositifs. Cette population demeure très vulnérable.

Les programmes de prévention qui visent à réduire les méfaits associés aux injections -- tels que les programmes d'échange de seringues, les traitements à la méthadone et autres thérapies de substitution, et les sites d'injection sécuritaires -- sont très efficaces pour réduire les risques de transmission du VIH et de l'hépatite C chez les personnes qui utilisent des drogues.59 Ces initiatives de réduction des préjudices sont même plus efficaces lorsqu'elles sont combinées à une augmentation de la participation significative des UDI, y compris le support d'organisations de personnes qui utilisent de drogues,60, 61, 62 et d'autres services qui répondent à des besoins sanitaires et sociaux plus vastes et plus complexes tels que les programmes de diffusion, l'accès facile aux soins primaires sans jugement de valeur, l'accès à un logement stable et à la nourriture, les programmes de traitement des toxicomanies et la collaboration avec les systèmes judiciaires et d'application de la loi.63 À mesure qu'on établit le lien entre la dépression et la dépendance, il est possible qu'un meilleur accès aux services de santé mentale et de traitement de la dépression puisse également aider à réduire les risques de transmission du VIH, de l'hépatite C ainsi que d'autres préjudices associés à la consommation de drogues.64

Vancouver a innové dans sa réponse à l'utilisation de drogues injectables. Un rapport de discussion publié récemment, « Un cadre pour l'action : une approche en quatre étapes au problème de drogue à Vancouver », lance un appel urgent pour développer et mettre en œuvre un cadre global coordonné d'intervention visant à lutter contre la toxicomanie à Vancouver. Le cadre vise à équilibrer l'ordre public et la santé publique et demande la mise en place d'une stratégie rigoureuse et globale en matière de drogues qui incorpore quatre étapes : la prévention, le traitement, l'application des lois et la réduction des méfaits. Il s'agit d'un cadre qui assure un continuum de soins pour les toxicomanes et un soutien aux communautés affligées par la consommation de drogues.

www.city.vancouver.bc.ca/
ctyclerk/newsreleases2000/
nrdraftdrugpaper.htm

Bien que certaines parties du Canada aient adopté des programmes novateurs de réduction des préjudices pour les personnes qui utilisent des drogues, les services actuellement disponibles ne répondent pas à leurs besoins. Par exemple, nous n'avons pas suffisamment de programmes d'échange de seringues, et plusieurs des programmes existants sont trop limités du point de vue des heures d'ouverture et du nombre de seringues distribuées pour répondre aux besoins.65 L'accès aux traitements à la méthadone est également limité dans beaucoup d'endroits au pays. Le Canada n'a qu'un seul site d'injection supervisé, et les règles imposées par le législateur sont plus strictes que dans tous les autres pays possédant des sites d'injection supervisés, ce qui en restreint l'accès. Par exemple, les règles ne permettent pas à une personne d'en piquer une autre, ce qui limite l'accès à ce service pour, par exemple, plusieurs femmes qui utilisent des drogues qui dépendent de leurs partenaires pour les piquer.

Pour être efficaces, les programmes de prévention pour les personnes qui utilisent des drogues doivent répondre aux risques de transmission par le partage de seringues, mais aussi par les relations sexuelles. Les partenaires sexuels des personnes qui utilisent des drogues courent de grands risques même s'ils ne s'injectent pas de drogues eux-mêmes. Par exemple, les risques pour les femmes et les jeunes personnes qui utilisent des drogues peuvent être particulièrement élevés parce qu'ils peuvent être dépendants sur le plan financier et ainsi incapables de négocier des pratiques sexuelles ou de consommation de drogues sans risque.

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Les autochtones

En 2002, on a estimé qu'entre 3 000 et 4 000 autochtones étaient séropositifs au Canada, soit de 5 à 8 p. cent de tous les cas diagnostiqués de VIH, comparé aux environ 6 p. cent estimé en 1999. Il est à noter que les autochtones ne forment environ que 3 p. cent de la population du pays.66 Les taux documentés de séropositivité sont particulièrement élevés dans l'Ouest canadien. Par exemple, entre 1995 et 1997, les autochtones de la Colombie-Britannique comptaient pour 15 à 18 p. cent des infections nouvellement diagnostiquées.67 Entre 1993 et 1998, 26 p. cent des personnes séropositives nouvellement diagnostiquées en Alberta étaient autochtones.68

Les autochtones canadiens sont préoccupés par le fait que la plupart des administrations ne recueillent pas d'informations sur l'ethnicité des personnes déclarées séropositives. De plus, ces données sont fondées principalement sur les informations recueillies auprès des Premières nations et n'incluent pas les Métis, les Inuits ou les autochtones vivant hors des réserves.

En raison du manque de données cohérentes, il est difficile de connaître l'étendue précise de l'épidémie au sein de cette population; toutefois, les taux élevés de pauvreté, d'alcoolisme et de consommation de drogues, l'impact à long terme de la discrimination, la perte de la culture, l'héritage de violence dans les pensionnats, la mobilité de cette population (en et hors réserves) et le taux élevé d'incarcération rendent les autochtones extrêmement vulnérables.

Parmi les 250 à 450 autochtones nouvellement infectés en 2002, les principaux vecteurs d'infection étaient l'utilisation de drogues injectables (63 p. cent), la transmission hétérosexuelle (18 p. cent), les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (12 p. cent), et l'utilisation de drogues injectables/hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (7 p. cent).69

Healthy Response to HIV/AIDS - Alberta Aboriginal HIV / Aids Strategy

Bien que le VIH soit un problème de plus en plus grave dans les communautés autochtones, il ne s'agit là que d'un de leurs nombreux problèmes sociaux et sanitaires. Pour cette raison, les cinq Stratégies autochtones élaborées au Canada (C.-B., Alberta, Ontario, Québec, Réseau canadien autochtone du sida) abordent le VIH dans le cadre d'un défi plus important : créer des communautés saines. Au sein des communautés autochtones, les initiatives de prévention du VIH doivent cibler les femmes et les bi-spirituels tout autant que les problèmes sous-jacents de pauvreté, de chômage, de stigmates, d'abus d'alcool et d'autres drogues, ainsi que d'estime de soi.

Pour être efficaces, les approches seront dirigées par les autochtones et imprégnées de la culture et de la guérison autochtones ainsi que de l'interrelation entre le corps, l'esprit et l'âme. Elles seront également intégrées à d'autres problèmes de santé importants chez les autochtones, tels que le diabète, le tabagisme et l'alcoolisme, et encourageront les gens à s'aimer et à se soigner.70 Le leadership, l'innovation et un engagement à long terme seront essentiels. Comme le mentionne l'une des Stratégies autochtones du Canada : « Rejetez les idées toutes faites et identifiez ce qui ne fonctionne pas aussi bien. Mais ne cessez jamais votre quête … essayez encore ou essayez autre chose. Le VIH nous a enseigné … que nous ne pouvons pas combler seuls tous nos besoins -- nous avons besoin les uns des autres pour nous soutenir et nous guider, nous devons être des mentors, des écoutants et des activistes, pour nous encourager, nous secouer et nous remettre en question au besoin. »71

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Les personnes venant de pays où le VIH est endémique

Dans une grande partie de l'Afrique et plusieurs pays des Caraïbes, le VIH est endémique. Mais le VIH n'est pas seulement un drame pour les citoyens de ces pays, c'est aussi un drame pour les Africains et les Antillais qui s'établissent dans d'autres parties du monde. Au cours des 40 dernières années, de plus en plus d'Africains et d'Antillais ont immigré au Canada. La plupart (plus de 90 p. cent) se sont établis en Ontario et au Québec.

  • Selon les données de l'Agence de santé publique du Canada, il y avait en 2002 entre 3 700 et 5 700 personnes séropositives au sein de la population née dans un pays où le VIH est endémique, ce qui représente entre 7 et 10 p. cent des personnes infectées au Canada;72
  • Entre 1999 et 2004, la proportion de tests positifs pour le VIH attribués à des personnes venant d'un pays où le VIH est endémique est passée de 4,2 p. cent à 7,6 p. cent;73
  • Les communautés africaines et antillaises de l'Ontario comptent 2 071 des 21 453 personnes séropositives en Ontario. Celles-ci ne représentaient que 6,7 p. cent des cas entre 1985 et 1998, mais 22 p. cent pour les années 2001 et 2002. Le taux de séropositivité chez les Ontariens venant de pays où le VIH est endémique est 50 fois plus élevé que dans d'autres populations hétérosexuelles ontariennes qui ne s'injectent pas de drogues.74
Prévalence modélisée
                      du VIH parmi les personnes nées en Afrique subsaharienne
                      ou dans les Caraïbes. Ontario 1981-2002
Prévalence modélisée du VIH parmi les personnes nées en Afrique subsaharienne ou dans les Caraïbes. Ontario 1981-2002 75
  • Le risque n'est pas limité aux nouveaux immigrants. En Ontario, 30 à 45 p. cent des nouvelles infections chez les Canadiens originaires d'Afrique ou des Caraïbes sont contractées au Canada;
  • Au sein de cette population, le virus est propagé principalement par des contacts hétérosexuels. En raison du fait que les femmes sont plus vulnérables que les hommes au VIH dans les relations hétérosexuelles, les Africaines et les Antillaises courent un plus grand risque76. La majorité des bébés séropositifs en Ontario sont nés de femmes venant de régions endémiques;
  • La propagation rapide et croissante du VIH dans les communautés africaines et antillaises au Canada est alimentée par les stigmates associés au VIH, aux défis qui attendent les nouveaux immigrants (c.-à-d. problèmes d'installation, de pauvreté, de dépendance financière, de racisme et de stigmates), les attitudes culturelles, le manque de soutien de la part de la communauté élargie ainsi que le manque d'efforts globaux, coordonnés et ciblés de prévention. Nous devons intervenir dès maintenant pour nous attaquer aux facteurs sous-jacents et fournir des services à cette communauté.

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Les détenus

« En entrant en prison, les détenus sont condamnés à l'incarcération pour les crimes qu'ils ont commis; ils ne devraient pas être condamnés au VIH, ni au sida. Il ne fait aucun doute que les gouvernements ont l'obligation morale et légale de prévenir la propagation du VIH/sida parmi les détenus et le personnel des prisons et de prendre soins des gens qui en sont déjà atteints. Ils ont également la responsabilité d'empêcher sa propagation dans les collectivités. Les détenus font partie de la communauté : ils en sont issus et ils y retourneront. La protection des détenus, c'est la protection de l'ensemble de la population. » (traduction libre) 77

« Nous avons une obligation envers les détenus et envers la communauté, celle de protéger les gens contre les infections durant leur incarcération. Ceci requiert la mise en place de mesures radicales avant qu'il ne soit trop tard. L'infection d'une personne qui est sous la garde de la société, parce que cette personne n'a pas facilement accès à des moyens d'autoprotection et parce que la société a préféré s'en abstenir, est une situation inacceptable... En tant que communauté, nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger tout autant les agents de prison que les détenus. En les protégeant, nous protégeons aussi la société. »

Juge Kirby de la Haute Cour d'Australie

Au Canada, la proportion de personnes séropositives connues qui sont détenues dans des établissements correctionnels fédéraux (2,01 p. cent) est passablement plus importante qu'au sein de la population canadienne en entier (0,16 p. cent)78. En 1989, il y avait 14 détenus dans les établissements correctionnels canadiens que l'on savait séropositifs; en 2002, ce nombre était de 251 (selon des données préliminaires).79 Comme il est possible que beaucoup de détenus ignorent être infectés ou n'aient pas révélé leur état, le nombre réel de détenus séropositifs pourrait en fait être beaucoup plus élevé. Des études menées dans les prisons provinciales démontrent également que le taux de séropositivité parmi les détenus est au moins 10 fois plus élevé que dans la population générale et varie de 1 à 8,8 p. cent.80

Le taux d'hépatite C parmi les détenus est même plus élevé que celui du VIH : en 2002, 3 173 cas d'hépatite étaient recensés chez les détenus : 25 p. cent chez les hommes et 34 p. cent chez les femmes.81 Les taux élevés de VIH et d'hépatite C dans les établissements correctionnels mettent en danger tous les détenus qui utilisent des drogues injectables ou qui ont des relations sexuelles et des méthodes de tatouage non sécuritaires.

La plupart des systèmes carcéraux au Canada ont pris certaines mesures pour protéger les détenus (et, par conséquent, le public) en leur donnant de l'information, accès à des condoms, des digues dentaires et des lubrifiants, ainsi que des traitements à la méthadone à ceux qui avaient une dépendance aux opiacés avant d'être incarcérés. Toutefois, la disponibilité et l'accessibilité de ces mesures et d'autres mesures de prévention varient largement, et le Canada accuse un retard par rapport à d'autres pays qui ont instauré des programmes intégrés de réduction de méfaits dans les prisons, y compris des programmes de distribution de seringues.

Les programmes de prévention intégrés dans les établissements correctionnels réduiront les risques pour les détenus et, puisque la plupart d'entre eux réintégreront la société, ces programmes réduiront également les risques pour l'ensemble de la société canadienne.

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Les femmes et la transmission hétérosexuelle

Plus du quart des infections au VIH diagnostiquées et déclarées en 2004 touchent les femmes, ce qui représente un changement notable par rapport aux années antérieures à 1995, où elles représentaient moins de 10 p. cent des cas. L'augmentation la plus élevée se remarque dans le groupe des jeunes de 15 à 29 ans, où les femmes comptaient pour 13,2 p. cent des cas rapportés entre 1985-1994, contre 42,2 p. cent en 200482. Beaucoup de ces femmes sont autochtones, viennent d'un pays où le VIH est endémique, s'injectent des drogues ou ont des relations sexuelles avec une personne qui s'injecte des drogues ou qui a eu des relations sexuelles avec d'autres hommes.

Le taux croissant de séropositivité chez les femmes reflète le fait que celles-ci sont plus vulnérables que les hommes à la transmission du VIH sur les plans biologique, économique, social et culturel.83 La pauvreté entraîne souvent des situations où les femmes offrent les relations sexuelles pour pouvoir survivre; la dépendance économique limite la capacité des femmes de mettre un terme à des relations dangereuses ou de négocier des pratiques sexuelles sans risque avec leurs partenaires. La violence familiale, la violence sexuelle, les abus et la coercition empêchent les femmes de se protéger. Les femmes qui vivent des relations violentes ou qui craignent la violence ne peuvent pas négocier des pratiques sexuelles sécuritaires avec leurs partenaires.84 Il est possible que les femmes qui courent le plus de risques n'aient pas les connaissances, les ressources ou le pouvoir nécessaire dans le cadre de leurs relations pour se protéger des infections. Parce que la capacité des femmes de s'assurer que leurs partenaires utilisent un condom ou adoptent des pratiques sexuelles sans risque est souvent limitée, il faut faire tous les efforts possibles pour développer des outils de prévention que les femmes elles-mêmes peuvent contrôler et utiliser pour protéger leur santé, comme des microbicides et des vaccins préventifs. Le Canada doit financer adéquatement l'élaboration de stratégies de prévention pour les femmes.

Parce que les femmes sont extrêmement vulnérables à la transmission du VIH par des contacts hétérosexuels, il faut faire tous les efforts possibles pour surveiller les infections et s'assurer que les programmes de prévention rejoignent les femmes à risque. L'Ontario collabore actuellement avec l'Agence de santé publique du Canada dans le cadre d'une étude sur les facteurs de risque relatifs à toutes les nouvelles infections hétérosexuelles chez les femmes. Les résultats orienteront les programmes de prévention destinés aux femmes et assureront que les initiatives destinées aux populations vulnérables (p. ex., autochtones, personnes venant de pays où le VIH est endémique, personnes qui utilisent des drogues injectables) incluent des programmes adaptés aux femmes.

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Les jeunes à risque

Au Canada, beaucoup de jeunes sont exposés à un risque élevé d'infection par VIH, notamment les jeunes de la rue, les jeunes nomades, les jeunes qui s'injectent des drogues, les gais et les jeunes autochtones. Pour prévenir la propagation du VIH chez les jeunes, tous les programmes de prévention ciblant les communautés à risque devraient inclure des informations adaptées à l'âge et des initiatives dirigées par des jeunes, pour des jeunes. De plus, les organismes au service des jeunes marginalisés ou nomades devraient participer directement à la diffusion des messages et des moyens de prévention du VIH/réduction des méfaits dans le cadre de programmes plus vastes de santé et de soutien social.

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Les bébés nés de femmes séropositives

Le Canada a fait des progrès en matière de réduction du nombre de bébés séropositifs à la naissance. Bien que le nombre de bébés nés de femmes séropositives soit passé de 87, en 1993, à 163, en 2004, durant ce temps, le pourcentage de cas confirmés a chuté de 47 à 2 p. cent.85, 86 Le changement est surtout attribuable à l'efficacité des stratégies de prévention de la transmission mère-enfant, dont le traitement antirétroviral durant la grossesse et le recours aux césariennes. Pour avoir recours à ces stratégies, cependant, il faut d'abord connaître la séropositivité de la mère. En offrant aux femmes enceintes un test de dépistage du VIH, on peut rapidement déceler celles qui sont infectées et leur fournir le traitement approprié.

Des programmes de tests de dépistage prénataux sont maintenant en place dans toutes les provinces et territoires du Canada. Parce que de plus en plus de femmes autochtones, de femmes venant de pays où le VIH est endémique et de femmes utilisant des drogues injectables deviennent séropositives, il faut faire un effort spécial pour assurer que ces femmes ont accès à de l'information culturellement adaptée au sujet des avantages des tests de dépistage durant la grossesse de même qu'un accès aux programmes de tests volontaires et de consultation. Comme c'est le cas dans tous les tests de dépistage, les fournisseurs doivent assurer, tant sur le plan juridique que sur celui de l'éthique, que la femme enceinte consent au test en toute connaissance de cause. Cela s'effectue de préférence en demandant aux femmes si elles veulent procéder au test après leur avoir fourni toute l'information pertinente durant le counseling, plutôt que leur demander si elles veulent s'abstenir de subir le test.87 Il sera nécessaire d'obtenir plus d'informations au sujet des répercussions à long terme des traitements antirétroviraux sur les enfants.

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Les personnes vivant avec le VIH

Depuis l'avènement des traitements antirétroviraux hautement actifs, les personnes séropositives vivent plus longtemps et en meilleure santé. Cependant, peu de mesures ont été mises en place jusqu'ici pour les aider à gérer les nombreuses années qu'ils vivront avec une maladie infectieuse. On a élaboré peu de stratégies pour aider les personnes séropositives à profiter pleinement de la vie tout en réduisant les risques de transmission du VIH. Pour y remédier, de plus en plus de personnes vivant avec le VIH jouent un rôle de premier plan dans les programmes de prévention (p. ex., les initiatives de prévention positive au Royaume-Uni, le programme « Le VIH s'arrête avec moi » à San Francisco).

Insert sample of positive prevention messages

Les initiatives de prévention positive, fondées sur la promotion de la santé, débutent par une promotion active de la santé physique, mentale et sexuelle auprès des personnes vivant avec le VIH. En s'assurant que celles-ci reçoivent un traitement approprié, un soutien pour traiter des problèmes psychosociaux complexes (p. ex., dépression, négation, rejet, isolement, deuil et perte) et d'autres services qui améliorent leur santé (p. ex., nutrition et logement adéquats), ces initiatives permettent aux personnes vivant avec le VIH de participer activement à la prévention.

La tendance visant à favoriser la prévention positive est dictée par :

  • le désir des personnes vivant avec le VIH de prévenir la transmission et de se protéger contre une nouvelle infection;
  • l'importance de protéger les personnes séropositives des autres ITS qui pourraient menacer leur santé;
  • les développements sur le plan juridique qui indiquent que les personnes séropositives peuvent être tenues légalement responsables de la transmission du virus si elles n'ont pas révélé leur état sérologique à leur partenaire.

Les programmes de prévention dirigés par des pairs appuient les efforts des personnes vivant avec le VIH pour adopter des pratiques sexuelles et de consommation de drogues sans risque et pour protéger leur propre santé tout autant que celle des autres. Ils peuvent également aider les personnes séropositives à élaborer des stratégies de divulgation de leur état ou, si la divulgation risque de les mettre en danger ou de causer des préjudices et de la discrimination, de se protéger et de protéger leurs partenaires sans divulguer leur état. Les personnes vivant avec le VIH ont aussi besoin de stratégies pour faire face à la discrimination et aux stigmates après la divulgation.

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Résultats visés

  • Les membres des communautés les plus vulnérables au VIH auront les connaissances, les compétences, la confiance et le soutien nécessaires pour se protéger eux-mêmes contre le VIH et les autres ITS;
  • Il y aura une diminution substantielle des nouvelles infections par VIH au Canada;
  • Toutes les communautés à risque auront accès à des programmes de prévention soutenus, factuels et ciblés;
  • Les détenus auront accès aux mêmes mesures préventives que le grand public;
  • Les personnes à risque auront accès à une plus grande variété d'outils de prévention, notamment les microbicides et les vaccins préventifs;
  • Les infections par VIH chez les nouveau-nés seront encore réduites;
  • Les personnes séropositives dirigeront des programmes de prévention positive;
  • Un système global de surveillance du VIH fournira des renseignements et des rapports opportuns qui aideront les provinces et les communautés à prévoir les nouvelles tendances et à orienter leurs programmes de prévention ciblés.

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Objectifs

D'ici 2010 :

  • Le nombre annuel de nouvelles infections par VIH au Canada aura diminué de 40 p. cent;
  • Le nombre annuel de nouvelles infections par VIH parmi les gais aura diminué de 40 p. cent;
  • Le nombre annuel de nouvelles infections par VIH causées par l'utilisation de drogues injectables aura diminué de 40 p. cent;
  • Le nombre de nouvelles infections chez les personnes venant de pays où le VIH est endémique aura diminué de 40 p. cent;
  • Le nombre de nouvelles infections au sein des autochtones aura diminué de 40 p. cent;
  • Le nombre de nouvelles infections chez les femmes aura diminué de 40 p. cent;
  • Le nombre de nouvelles infections par VIH chez les jeunes aura diminué de 40 p. cent;
  • Les taux des autres infections transmises sexuellement dans les communautés à risque demeureront stables ou diminueront;
  • On offrira à 100 p. cent des femmes enceintes au Canada des tests VIH prénataux volontaires, avec un counseling de qualité avant et après les tests, et en respectant le principe du consentement en toute connaissance de cause;
  • La proportion des personnes vivant avec le VIH qui rapportent qu'elles ont toujours des pratiques sexuelles sans risque s'accroîtra de façon importante;
  • La proportion des personnes qui utilisent des drogues injectables qui ne partagent jamais les seringues s'accroîtra sensiblement;
  • L'accès aux traitements pour la toxicomanie, y compris le traitement à la méthadone et les mesures de réduction des préjudices comme les programmes d'échange de seringues et les sites d'injection sécuritaire, s'accroîtra de façon significative dans toutes les régions du Canada;
  • Les détenus dans toutes les institutions carcérales auront accès aux mesures préventives offertes au grand public;
  • Le Canada augmentera sa contribution aux efforts internationaux visant à développer des microbicides et des vaccins préventifs et élaborera des plans intégrés de mise en œuvre de ces outils de prévention.

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Activités

3.1 Activer la mise en place d'initiatives de prévention ciblées, dirigées par des pairs et adaptées à l'âge/sexe/culture pour les personnes vivant avec le VIH.
3.2 Mettre en œuvre des programmes de prévention globaux pour les gais et les bisexuels qui :
  • sont planifiés et dirigés par des pairs;
  • reconnaissent la base de connaissances importante sur le VIH au sein de la communauté gaie;
  • s'attaquent aux suppositions, aux évaluations des risques et aux négociations qui influencent les décisions des hommes lorsqu'il s'agit d'adopter des pratiques sexuelles sans risque;
  • s'attaquent à l'homophobie interne et externe;
  • s'attaquent aux obstacles/problèmes que pose l'usage du condom aux gais et aux bisexuels;
  • offrent l'éducation et le soutien nécessaires aux groupes extrêmement vulnérables dans les communautés gaies (c.-à-d. jeunes gais, hommes qui viennent de s'affirmer, gais plus âgés, immigrants qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, travailleurs du sexe) pour se protéger;
  • tiennent compte de l'incidence de la dépression ainsi que de la consommation d'alcool et d'autres drogues sur les décisions relatives aux pratiques sexuelles sans risque;
  • apportent un soutien accru aux personnes vivant avec le VIH au sein de la communauté gaie.
3.3 Mettre en œuvre des programmes globaux de prévention/réduction des préjudices qui tiendront compte des déterminants sociaux de la santé des personnes qui utilisent des drogues injectables, des personnes infectées par le biais des injections et de leurs échanges de seringues avec des partenaires sexuels, Ces programmes :
  • sont planifiés et dirigés par des pairs;
  • permettent une diffusion efficace et dirigée par des pairs auprès des personnes qui utilisent des drogues;
  • élargissent l'accès aux mesures existantes de réduction des méfaits (p. ex., échange de seringues, programmes de méthadone);
  • élargissent l'accès à de nouvelles mesures innovatrices de réduction des méfaits (p. ex., sites d'injection supervisés, héroïne sur ordonnance, autres programmes de substitution de drogues);
  • assurent que les personnes qui utilisent des drogues injectables profitent d'une gestion adéquate de la douleur;
  • élargissent l'accès à une gamme complète de services sociaux et sanitaires, dont les soins primaires, le logement, la nourriture, la sécurité du revenu, les services de santé mentale et les programmes à long terme (c.-à-d. 12 mois) de traitement des toxicomanies en établissement;
  • mettent en œuvre des programmes de prévention à l'intention des femmes qui utilisent des drogues injectables et des membres des autochtones qui s'injectent des drogues.
3.4 Mettre en œuvre des programmes globaux de prévention/réduction des méfaits dirigés par des pairs et appropriés sur le plan culturel qui reflètent la diversité des communautés autochtones et tiennent compte des besoins sanitaires et sociaux complexes des autochtones et des communautés. Ces programmes :
  • s'assurent du soutien actif des leaders autochtones;
  • intègrent la prévention du VIH dans des programmes plus importants de santé et de bien-être, notamment les programmes d'emploi et de lutte contre la violence;
  • s'attaquent au taux élevé de consommation d'alcool et d'autres drogues, à la dépression et au manque d'estime de soi dans les communautés autochtones;
  • renforcent la vision autochtone de l'interrelation entre le corps, l'âme et l'esprit;
  • mettent l'accent sur les besoins uniques des femmes et des bi-spirituels;
  • augmentent le nombre de fournisseurs de soins de santé et d'éducateurs autochtones et fournissent la formation requise;
  • réduisent la stigmatisation du VIH au sein de la communauté autochtone et mettent en place un soutien pour les personnes infectées.
3.5 Mettre en œuvre des programmes globaux de prévention/réduction des méfaits dirigés par des pairs et appropriés sur le plan culturel qui tiendront compte des besoins sociaux et sanitaires complexes des personnes venant de pays où le VIH est endémique. Ces programmes :
  • fournissent de l'information et des lignes directrices en matière de prévention qui sont culturellement adaptées;
  • s'attaquent aux problèmes qui contribuent à la propagation du VIH, comme les unions hétérosexuelles sérodiscordantes, la procréation, les tests, la divulgation aux partenaires ainsi que l'immigration, l'impact du racisme et d'autres formes de discrimination à l'égard de la réponse de cette population au VIH/sida, sa capacité à avoir accès aux renseignements/services liés au VIH et le manque d'emplois et de logements;
  • ciblent les femmes dans ces communautés et leurs problèmes complexes (p. ex., inégalité des sexes, violence, isolement, différences physiologiques dans le traitement du VIH);
  • réduisent la stigmatisation du VIH qui isole les personnes séropositives au sein de la communauté, et apportent un soutien à celles qui vivent avec le VIH.
3.6 Mettre en œuvre des politiques et programmes conçus pour réduire le risque de transmission du VIH dans tous les établissements correctionnels au Canada et donner aux détenus un accès à des services de prévention, de réduction des préjudices et de traitement appropriés sur le plan de la culture, du sexe et de l'âge, notamment :
  • de l'information et une formation permanente;
  • des programmes d'éducation, de counseling et de soutien par les pairs;
  • des condoms, des digues dentaires et des lubrifiants à base d'eau;
  • des désinfectants pour le nettoyage des seringues;
  • des aiguilles et des seringues stériles;
  • de l'équipement de tatouage;
  • des tests VIH volontaires;
  • des traitements à la méthadone -- pour les personnes qui suivaient déjà ces traitements à leur arrivée dans l'établissement ou celles qui veulent en commencer un durant leur incarcération;
  • des services de désintoxication et de traitement de la toxicomanie;
  • des programmes à l'intention des femmes et des autochtones.
3.7 Mettre en œuvre des initiatives de prévention qui répondent aux besoins des femmes et soutiennent d'autres initiatives conçues pour aider les femmes à réduire leurs risques (p. ex., le développement de microbicides, des programmes de lutte contre la violence, des refuges pour femmes, des programmes de traitement de la toxicomanie pour les femmes).
3.8 Mettre en œuvre des initiatives de prévention ciblant les travailleurs du sexe.
3.9 Mettre en œuvre des initiatives de prévention appropriées et dirigées par des pairs pour répondre aux besoins des jeunes à risque.
3.10 Fournir et promouvoir des tests VIH prénataux volontaires aux femmes et à leur médecin/sage-femme en développant des programmes spéciaux pour rejoindre les femmes autochtones, les femmes venant de pays où le VIH est endémique et les femmes qui consomment des drogues.
3.11 Mettre en œuvre des programmes de prévention positive dirigés par des personnes vivant avec le VIH et conçus pour aider les personnes vivant avec le VIH à gérer les défis que pose une vie avec une maladie infectieuse.
3.12 Élaborer des plans pour soutenir le développement de nouveaux outils de prévention, y compris des vaccins préventifs et des microbicides, et les rendre disponibles par la suite.

Surveillance/recherche/contrôle

3.13 Déterminer les données standards et constantes sur le VIH qui doivent être recueillies dans toutes les régions, et améliorer la capacité du système de surveillance du VIH à analyser les données et à fournir des renseignements et des rapports opportuns permettant d'orienter les programmes de prévention.
3.14 Effectuer des études de surveillance épidémiologiques ciblées pour mieux comprendre les facteurs qui contribuent à la propagation du VIH dans les communautés touchées.
3.15 Effectuer des recherches sur les stratégies de prévention efficaces pour les communautés vulnérables au VIH et utiliser leurs conclusions pour documenter les programmes de prévention.
3.16 Contrôler les effets du traitement antirétroviral sur les enfants nés de femmes séropositives.
3.17 Élaborer de nouvelles techniques de prévention outre les vaccins et les microbicides.

Dessus de la page

Références

53
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55
Notes du Groupe de consultation d'Ottawa. « Consultation sur le Plan d'action », janvier 2004.

56
Ibid.

57
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69
Santé Canada. « Estimations de la prévalence et de l'incidence du VIH au Canada, 2002. » Rapport sur les maladies transmissibles au Canada,1er décembre 2003, vol. 29, no 23.

70
Consultation de Vancouver

71
BC Aboriginal HIV/AIDS Task Force. « The Red Road: Pathways to Wholeness. An Aboriginal Strategy for HIV and AIDS in BC. »

72
Santé Canada. « Estimations de la prévalence et de l'incidence du VIH au Canada, 2002. » Rapport sur les maladies transmissibles au Canada,1er décembre 2003, vol. 29, no 23.

73
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74
Remis, R. « L'épidémiologie de l'infection par VIH chez les personnes venant de pays où le VIH est endémique en Ontario : mise à jour jusqu'en 2002 ».

75
Ibid.

76
Des estimés conservateurs indiquent que le risque est de deux à quatre fois plus élevé pour les femmes. Hankins, Catherine. « Transmission sexuelle du VIH chez les femmes dans les pays industrialisés », Rapp trimest. statist. sanit. mond. vol. 49, p. 106, Société canadienne du sida. « Campagne de sensibilisation nationale 1997/98 sur le sida : le visage changeant du sida  », Ottawa, Société canadienne du sida,1997. Module 2-4.

77
Commission des droits de l'homme des Nations Unies (cinquante-deuxième session, point 8 à l'ordre du jour). Le VIH/sida dans les prisons -- Déclaration par ONUSIDA. Genève, Suisse, avril 1996.

78
Jurgens, R. « Le VIH/sida dans les prisons : Rapport final », Montréal : Réseau juridique canadien VIH/sida et Société canadienne du sida, 1996. Landry, S. et al. « Étude des prévalences du VIH et du VHC chez les personnes incarcérées au Québec et pistes pour l'intervention », Journal canadien des maladies infectieuses, 2004, 15 (Supp. A), 50A (résumé 306).

79
« Prévention et contrôle des maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux canadiens 2000-01, un rapport du système de surveillance des maladies infectieuses des Services correctionnels du Canada », Ottawa, SCC, 2003.

80
Jurgens, R. « Le VIH/sida dans les prisons : Rapport final », Montréal : Réseau juridique canadien VIH/sida et Société canadienne du sida, 1996. Landry, S. et al. « Étude des prévalences du VIH et du VHC chez les personnes incarcérées au Québec et pistes pour l'intervention », Journal canadien des maladies infectieuses, 2004, 15 (Supp. A), 50A (résumé 306).

81
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82
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83
Csete, J. « Not as simple as ABC:  Making real progress on women's rights and AIDS. Human Rights Watch », 9 juillet 2004.

84
Ibid.

85
Le processus visant à confirmer si un enfant a été infecté au cours de la période prénatale prend de 15 à 18 mois. Environ 75 p. cent des nouveau-nés dont le test de dépistage du VIH est positif ne sont pas réellement infectés, mais portent les anticorps de leur mère. Les enfants qui ne sont pas réellement infectés perdent ces anticorps maternels vers l'âge de 15 à 18 mois, après quoi leur test est négatif.Hoffmaster, B. et Schrecker, T.  « Une analyse éthique des tests VIH chez les femmes enceintes et leur nouveau-né », Santé Canada, août 1999.

86
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Stoltz, L., Shap., L. « Le test de sérodiagnostic du VIH et la grossesse : aspects médicaux et juridiques du débat d'orientation politique », Ottawa, Santé Canada. Disponible à l'adresse www.aidslaw.ca/Maincontent/issues/testing.htm.

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