État actuel de l'épidémie :
raisons pour lesquelles nous devons redoubler d'effort

6. Les idées fausses entraînent une augmentation des risques et une diminution du soutien aux services

Les idées fausses ont un effet négatif sur notre capacité à combattre l'épidémie. Par exemple, en 2003, les jeunes connaissaient moins certains aspects du VIH, tels que les risques associés au fait d'avoir plus d'un partenaire sexuel, comparativement aux jeunes en 1989.22 Même les personnes à risque élevé ont des idées fausses : beaucoup d'hommes gais assument que les jeunes gais ne sont pas infectés ou qu'ils sont en mesure de voir si quelqu'un l'est.23 Se fondant sur ces hypothèses, plusieurs prennent plus de risques et s'engagent dans des relations sexuelles non protégées.

Les idées fausses touchent également le soutien du public à l'égard des services associés au VIH. Environ 81 p. cent des Canadiens croient que les traitements actuels pour le VIH sont efficaces, et 17 p. cent croient que si les personnes séropositives sont traitées rapidement, la maladie peut être soignée.24 Ces suppositions signifient que les gens sont moins enclins à donner de l'argent pour les programmes et les services associés au sida.

Références

22
Conseil des ministres de l'Éducation. « Étude sur la jeunesse canadienne, la santé sexuelle et le VIH/sida. Les facteurs qui influencent les connaissances, les attitudes et les comportements ». 2003.

23
Adams, B.D., Husbands, W. et al. « Renewing HIV Prevention for Gay and Bisexual Men. A Research Report on Safer Sex Practices Among High Risk Men and Men in Couples in Toronto ». 2003.

24
EKOS Research Associates. Étude sur la sensibilisation à l'égard du VIH/sida. Mars 2003.

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